
Le 11 juin 2026, le siège de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève accueillera la réunion de lancement du Groupe des amis de l’économie sociale et solidaire (ESS), une initiative lancée par les gouvernements du Brésil, de la Colombie et de l’Espagne en tant que contribution à la Coalition mondiale pour la justice sociale.
📅 11 juin 2026, 10h45–12h00 CEST
📍 Salle VIII (R2 South), Siège de l’OIT, Genève, Suisse
Participation de RIPESS en tant que partie prenante
RIPESS, le Réseau intercontinental de promotion de l’économie sociale solidaire, participera à cette importante rencontre en tant que partie prenante invitée à apporter sa contribution aux réflexions menées lors de la réunion.
En tant que réseau mondial qui rassemble des organisations et des mouvements de l’économie sociale solidaire sur tous les continents, RIPESS réaffirme son engagement en faveur du renforcement des politiques publiques, des cadres réglementaires et des alliances internationales permettant d’amplifier l’impact transformateur de l’ESS dans la construction d’une économie fondée sur les droits humains, la solidarité, la démocratie économique et la durabilité.
Une étape importante pour renforcer la coopération internationale
La création de ce Groupe d’amis représente une étape importante pour renforcer la coopération intergouvernementale autour de l’économie sociale et solidaire, en reconnaissant sa contribution au travail décent, au développement durable, à la réduction des inégalités et à la construction de sociétés plus justes et plus résilientes. Le Groupe vise à faciliter l’échange d’expériences, le suivi des processus multilatéraux et la promotion de cadres favorables au développement de l’ESS à l’échelle mondiale.
Reconnaissance internationale croissante de l’ESS
L’économie sociale et solidaire (ESS) s’appuie sur un ensemble plus large de cadres internationaux, régionaux et nationaux. Cela comprend les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la promotion de l’économie sociale et solidaire au service du développement durable, ainsi que la résolution de l’OIT concernant le travail décent et l’économie sociale et solidaire et la stratégie et le plan d’action qui s’y rapportent. Cela inclut également la Recommandation de l’OCDE sur l’économie sociale et solidaire et l’innovation sociale, le plan d’action de l’Union européenne pour l’économie sociale et la recommandation du Conseil relative au développement des conditions-cadres de l’économie sociale, la stratégie décennale et le plan de mise en oeuvre de l’Union africaine sur l’économie sociale et solidaire, ainsi que le Réseau ibéro-américain de promotion de l’économie sociale et solidaire. Parallèlement au développement croissant de cadres juridiques, politiques, institutionnels et statistiques au niveau national, ces cadres internationaux et régionaux constituent une base importante pour renforcer la coopération en matière d’économie sociale et solidaire.
L’importance de l’économie sociale et solidaire pour une économie fondée sur les droits humains a gagné en visibilité dans les travaux récents liés à la Coalition mondiale pour la justice sociale. En 2024, le rapport “Éliminer la pauvreté au-delà de la croissance du Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme incluait « stimuler l’économie sociale et solidaire » parmi les priorités pour progresser vers une économie fondée sur les droits humains. En 2025, l’ESS a été mise en avant lors de la conversation menée par les partenaires du Forum annuel de la Coalition mondiale pour la justice sociale sur l’économie fondée sur les droits humains. En 2026, la note d’orientation conjointe Faire progresser une économie fondée sur les droits humains grâce à l’économie sociale et solidaire, présentée lors d’une conférence publique sur l’ESS à Turin, a approfondi ce lien. L’ESS figure également dans la Feuille de route pour éliminer la pauvreté au-delà de la croissance, qui sera présentée lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme.
RIPESS réaffirme son engagement en faveur de cette démarche collective et salue la création du Groupe des Amis comme un espace qui permettra d’élargir les alliances, de partager les enseignements et d’élaborer des programmes communs pour renforcer l’ESS à l’échelle mondiale.


