A propos du RIPESS

Le RIPESS est un réseau mondial de réseaux continentaux engagés dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. Les réseaux continentaux du RIPESS (Amérique latine et Caraïbes, Amérique du Nord, Europe, Afrique, Asie et Océanie) rassemblent à leur tour des réseaux nationaux et des réseaux sectoriels, assurant ainsi un fort ancrage territorial. Sa portée à la fois globale et locale lui donne une légitimité pour promouvoir l’ESS, favoriser des coopérations intercontinentales, et réaliser un plaidoyer à différents niveaux.

Le RIPESS porte dans ses gênes la volonté de contribuer à un changement systémique et transformateur, en démontrant notamment combien l’ESS apporte des réponses au niveau local face au système prédominant qui montre clairement ses limites. Ses membres croient à l’importance d’une mondialisation de la solidarité afin de construire et de renforcer une économie qui met les gens et la planète au centre de son activité.

Comment travaille le RIPESS?

De Lima (1997) à Manille (2013), en passant par Québec (2001), Dakar (2005) et le Luxembourg (2009), le RIPESS a organisé des Rencontres internationales de promotion de l’ESS tous les quatre ans dans chaque continent afin de créer un espace d’apprentissage, d’échange d’informations et de collaboration.

Dans le contexte mondial actuel le RIPESS porte donc la voix et les propositions de l’ESS sur des thématiques aussi importantes que : la souveraineté alimentaire, la promotion de politiques publiques favorables à l’ESS, la mise en œuvre des ODD grâce à l’ESS, le rôle des femmes dans l’ESS, le financement étique, un développement local inclusif, etc.

Depuis 2012 les membres du Conseil d’Administration, avec l’appui d’un Secrétariat Technique, mettent en œuvre un plan d’action au travers de groupes de travail virtuels qui offrent des espaces d’échanges et d’action en continu sur des thématiques spécifiques : Sensibilisation et formation, Femmes et ESS, Visibilité et reconnaissance institutionnelle, Inter coopération et réseautage, cartographies et communication.

L’esprit du travail du RIPESS est de favoriser un travail en réseau, une inter coopération entre membres, des alliances avec d’autres mouvements partageant une vision de transformation, ainsi qu’une présence pro active dans les espaces internationaux clés.

L’ESS COMME VOIE DE CHANGEMENT SYSTÉMIQUE ET TRANSFORMATEUR

Extrait de la Vision Globale 2015 du RIPESS

« L’économie sociale et solidaire est une alternative au capitalisme et aux systèmes économiques autoritaires dominés par l’État. Dans l’ESS, les citoyen-ne-s jouent un rôle actif dans l’élaboration de toutes les dimensions de la vie humaine: économique, sociale, culturelle, politique et environnementale. L’ESS est présente dans tous les secteurs de l’économie : de la production à la finance, en passant par la distribution, l’échange, la consommation et la gouvernance. Elle vise à transformer le système économique et social, incluant les secteurs public, privé et le tiers secteur. L’ESS ne concerne pas seulement les pauvres : elle s’efforce de surmonter les inégalités, qui touchent toutes les classes de la société. L’ESS a la capacité de faire siennes les meilleures pratiques du système actuel (par exemple le souci d’efficacité, l’utilisation de technologies et l’accent mis sur les connaissances) et de les transformer pour les mettre au profit du bien-être des communautés, suivant les valeurs et objectifs du mouvement pour l’ESS.
Les mouvements qui constituent l’ESS doivent être prudents pour éviter d’être cooptés par des perspectives étrangères à l’ESS. L’ESS
vise une transformation systémique allant au-delà d’un changement superficiel où demeureraient intactes les racines structurelles de l’oppression et les enjeux fondamentaux. Les exemples de ce type de cooptation sont divers, allant des pratiques corporatives de « greenwashing » à un renforcement de l’État-providence dans lequel seraient ignorées les structures sous-jacentes qui maintiennent ou intensifient les inégalités.
En tant qu’acteurs de l’ESS, nous devons éviter de nous idéaliser comme étant fondamentalement « bons ». Nous devons créer et recréer activement nos aspirations, et apprendre à mettre un frein à la reproduction du sexisme, du racisme, de l’homophobie, de la discrimination basée sur la classe sociale, etc. »